Posted on août 5, 2022 by Olivia -
Le projet est une maison unifamiliale implantée sur une parcelle libre de faible largeur.
Cette fine bande de terrain se trouve dans la continuité de la parcelle occupée par
l’habitation première du client et commendataire . Le contexte bâti, la faible largeur
disponible à rue et la topographie du terrain le rendait plus difficilement valorisable à
première vue. La parcelle est donc restée longtemps en état de friche.
A l’initiative du client, le projet a relevé le défi de valoriser la parcelle constructible en y
implantant volume optimisé, tout en restant dans le respect des règles d’urbanisme.
L’architecture s’adapte ici à un environnement bâti assez commun. Les contraintes de
mitoyenneté et d’urbanisme poussant la conception , dans ce contexte déjà contraint, dans
une logique de soustraction à partir d’un volume maximum.
Le projet parvient à accueillir le programme souhaité (habitation et atelier de création en
lien avec un espace professionnel) dans une architecture à la fois simple et en dehors de
l’ordinaire.
Le bâtiment affirme un usage important du bois à toute les étapes de la construction en
le laissant aussi volontairement visible depuis l’espace public
Le bardage ajouré joue son rôle de peau protectrice des parois et s’efface progressivement
pour finir par ne jouer qu’un rôle de filtre visuel. Ce filtre est intercalé entre le regard des
passants et l’atelier de création + bureau qui avait besoin de lumière naturelle venant du
nord, côté rue.
Le bâtiment s’intègre dans un terrain en forte pente par des jeux de décallage, en offrant
une séquence d’ascension des trois étages de la maison par 4 niveaux intermédiaires. Ces
décalages résultent aussi d’une attention à l’environnement par un effort de limitation des
mouvements de terres. Celles-ci devant fatalement être évacuées, il était de bon sens de
limiter les transports et les modifications de la topographie naturelle du site.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
L’ARCHITECTURE
La maison s’implante en lisière du village de Nalinnes, dans un environnement très rural, au milieu des champs.
Son architecture s’est largement inspirée des bâtiments agricoles en bois, d’une part pour s’intégrer au mieux dans le milieu rural environnant, d’autre part afin d’établir une corrélation entre le bâti et les matériaux naturels choisis.
La volume secondaire du garage est couvert par une toiture à deux versants, de pente identique à celle du volume principal. Il est détaché de ce dernier pour améliorer la visibilité de l’ensemble et créer l’espace extérieur d’entrée à l’avant de la maison.
LA CONCEPTION BIOCLIMATIQUE ET LES ENERGIES RENOUVELABLES
La conception bioclimatique du bâtiment, et l’exploitation d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, pompe à chaleur géothermique) confèrent à ce bâtiment une empreinte carbone très réduite. Il est en effet classé A++, à énergie positive.
L’ECOCONSTRUCTION ET LE CIRCUIT COURT
La maison est construite et isolée avec des matériaux bio-sourcés (CLT cloué, bois lamelle-collé, blocs chaux-chanvre, fibre de bois) qui ont permis de réduire très fortement l’énergie grise du chantier, ainsi que sa consommation d’eau.
Véritable « puits de carbone », elle a été construite en respectant un circuit très court car la production des composants de la maison est assurée à moins de 50 km du chantier.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
Le projet s’inscrit dans un très beau terrain de +/-1ha, le long d’une petite route de campagne dans un environnement vallonnée.
L’habitation est en vis-à-vis avec une ancienne bâtisse en pierre. Notre volonté était de préserver la typicité du bâti du côté du domaine public. La façade est donc sobre, en pierre du pays et en bardage. Le volume est un classique rez + 1.
Côté jardin, la façade est beaucoup plus découpée et le jeu de volume est différent. Chaque pièce prend son identité propre en réponse avec ses besoins et le cadre environnant. Le terrain est bien exposé et assez fort vallonnée.
L’habitation se prolonge vraiment vers le jardin en offrant de large perspective et une prise de lumière optimal, tout en veillant à éviter la surchauffe. Le salon est en décrochage et une marche plus haut que le reste du rez de chaussée. Il vient s’appuyer dans le versant du terrain. Il est prolongé par une longue toiture débordante, un peu à l’image d’un coléoptère. La toiture est un répondant à la pente du terrain, elle permet de garder le salon ombragé et d’offrir un véritable « salon d’été », à l’abri de la rosée du soir ! Le fond de la parcelle accueille l’âne et les moutons. Il y a donc également une volonté de pouvoir garder un œil depuis un peu partout dans la maison.
La commune a tout de suite été ouverte au concept de notre projet et sensible à notre volonté d’utiliser des matériaux respectueux et de proximité (bois épicéa, pierre de la carrière d’Yvoir, plancher de la scierie de Florée,)
Étant en zone d’épuration individuelle, nous avons opté pour une épuration via un lagunage. C’est un système 100% écologique et mécanique (pas de pompe ou de compresseur, pas de nécessité d’électricité).
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
L’implantation du bâtiment a été envisagée en veillant à intégrer les problématiques liées à l’orientation, aux vues et aux pentes naturelles du terrain, ceci en respectant également les reculs, alignements et typologie des bâtiments voisins. Le bâtiment se compose de 2 volumes distincts permettant de reprendre les différences de niveaux inhérentes au terrain qui nous occupe.
Le premier volume situé au niveau de la route sert de soubassement au second côté rue et est partiellement enterré, il abrite les garages et une cave.
Le second volume est occupé par les pièces de vie, il dispose d’une toiture à versants orientée perpendiculairement à la route, il est posé en partie sur le terrain naturel à l’arrière et sur le premier volume pour la partie avant. Les gabarits envisagés dans ce cas sont identiques aux gabarits que nous pouvons rencontrer dans le voisinage direct du projet. Les volumes restent simples et de bonnes proportions. Les parties supérieures du volume garage non bâties sont utilisées en temps que terrasse pour les chambres ou comme toiture végétalisée côté rue.
Pour accéder à ces deux volumes distincts, des entrées différenciées ont été réalisées. La première, pour l’accès aux garages, se fait au niveau de la voirie et en recul de quelques mètres par rapport à celle-ci. Cet accès pouvant être utilisé comme zone de stationnement est traité de façon à le rendre le plus discret possible par l’utilisation de dalles engazonnées notamment.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
L’implantation du projet au coeur d’une ancienne carrière fut un challenge.
La parcelle initiale étant de forme trapézoïdale, dont le côté le plus étroit était l’accès à la voirie publique.
Le bâtiment s’intégre totalement dans son milieu naturel, s’inscrivant de part son architecture dans les lignes de force du paysage.
L’implantation rejoint celle existante sur les parcelles voisines et ainsi poursuit l’aménagement bio-climatique initiés par le bâti ancien.
Le programme étant celui-ci d’une maison unifamiliale et un centre sportif privé dans un contexte social et économique d’un centre de village péri-urbain, celui-ci s’intégre parfaitement.
Vu la particularité du terrain, nous avons souhaités avec le maître de l’ouvrage, tirer parti des contraintes du terrain.
Un talus de remblais de l’ancienne carrière présent à l’entrée du site a été maintenu afin de privatisé l’entrée unifamiliale de l’entrée au complexe sportif.
Le projet a visé a minimiser les évacuations et remblais sur le terrain initial dans un soucis de gestion locale et écologique.
L’architecture du projet a été articulée autour de la double fonction du bâtiment : une partie privée et une partie professionnelle, en prenant en compte un terrain modelé par des courbes de niveaux. La partie professionnelle, destinée à un centre de remise en forme avec coach sportif, a été mise en exergue, pour en faciliter l’accès, et présenter un volume accueillant en toiture plate. Pour privatiser le volume « vie privée », celui-ci a été volontairement relégué à l’arrière du terrain, cela lui conférant une intimité plus importante, tout en liant le jardin et les baies des pièces de vies orientées Sud-Ouest. Sa toiture équilibrée en un pan distingue le volume privatif de la partie professionnelle ; elle lui donne un léger relief, tout en préservant les voisins en surplomb d’un volume plus agressif de toiture en double pan. L’intégration des volumes dans les niveaux différenciés du terrain et avec le voisinage prend ici tout son sens, en intégration et en discrétion.
Comme tout projet étudié, il a toujours eu le soucis d’être exemplaire, le label Q-Zen est le résultat d’un volonté de tous le jours du bureau d’architecture.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
Valeur ajoutée du bâtiment pour l’environnement :
Le bâtiment a été construit en grande partie en pierre et en bois.
Le parement de pierre est réalisé en moellons de grès du Condroz.
La structure du bâtiment est composée de panneaux massifs CLT (Cross Laminated Timber), composés de plusieurs couches croisées de planches en bois massif clouées, d’origine locale, issues de la rive de l’arbre.
Cela fait partie du principe même du système CLT cloué, à savoir de préconiser des planches peu utilisées, pour ne pas faire concurrence aux utilisations traditionnelles des autres parties de l’arbre, comme le bois destine à la charpente, aux planchers, aux meubles, …
La destination habituelle de cette qualité de planches est plutôt l’emballage et les palettes.
Ecologiquement, l’avantage est énorme, car on accroît de façon extrêmement importante la durée du cycle de vie du bois. La durée de vie d’une palette étant très courte, et celle d’une maison unifamiliale en bois massif très grande. (Théoriquement une ACV (analyse de cycle de vie) d’un bâtiment, quels que soient les matériaux table sur 50 ans, en sachant que la durée de vie réelle des bâtiments est bien plus grande).
Cela donne une plus-value économique et surtout écologique à une qualité de planches habituellement peu durable.
Intégration et adéquation du bâtiment dans un contexte social, environnemental, paysager et économique :
La maison a été bâtie sur une colline boisée, dans un lotissement des années 1970, comprenant diverses constructions disparates, sans intérêt particulier.
Le rez-de-chaussée est constitué d’une assise en béton, avec parement pierre, ayant pour mission d’ancrer la maison dans la pente, et sur laquelle est déposée une structure parallélépipédique en bois qui se développe sur deux niveaux.
Ce principe permet d’éviter des terrassements importants et coûteux et ainsi, de s’intégrer au mieux en terrain pentu.
Ce projet a pour volonté de « ré-interpréter » le volume-habitat, de l’intégrer au site et de lui donner une image contemporaine, tout en minimisant l’intervention sur site au maximum.
Par ce projet, nous souhaitons promouvoir une architecture contemporaine et de qualité, qui tend à perpétuer une logique d’adaptation à l’environnement, bâti ou non.
Les pièces de vie, aménagées dans les niveaux supérieurs bénéficient, grâce aux grandes baies vitrées d’un éclairement maximal et de la vue sur la vallée.
Le parallélépipède en bois est couvert d’une façade isolante enduite de teinte blanche, ce qui confère à l’ensemble un aspect immaculé qui accentue encore le contraste avec l’environnement naturel.
Optimisation de la surface du bâtiment disponible conformément aux règles d’urbanisme :
Le souhait du maître d’ouvrage était d’obtenir un volume à vivre unique, mettant en relation les pièces de vie avec un atelier et une chambre à coucher, tout en proposant des vues intéressantes vers la vallée et la colline boisée.
Le parallélépipède en bois permet d’obtenir un volume compact de deux niveaux communicants via une large vide permettant de profiter des dégagements extérieurs à partir de chaque espace.
La compacité du bâtiment permet également une économie de terrassements et de matériaux, ainsi que des déperditions moindres de l’enveloppe extérieure.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
Prenant place sur la parcelle d’un parent, le projet prend la forme d’un pavillon où la relation au jardin est omniprésente. L’implantation de ce pavillon en bordure communale démontre à son échelle individuelle, une volonté de densification et non d’étalement urbain faisant primer les enjeux environnementaux sur ceux de l’individu.
L’implantation et la forme carrée du bâtiment lui permettent de respecter à la fois les alignements à la voirie et aux bâtiments voisins tout en s’intégrant harmonieusement dans le massif végétal existant caractéristique du contexte (conservation maximale des sujets existants). Le corps principal du bâtiment se développe de plain-pied assurant un rapport constant et direct au jardin environnant. La toiture plate permet au projet de s’intégrer harmonieusement au contexte à proximité en conservant un gabarit assez bas et en résonnance aux bâtiments des parcelles voisines.
Le plan carré permet au projet d’offrir de nombreuses vues sur le paysage. Les pièces sont lumineuses et ouvertes sur l’extérieur, la pièce de vie principale profitant de trois orientations différentes. Soucieux de maximiser le contexte végétal entourant le projet, le plan se traduit en une succession de pièces mettant en scène les vues différenciées sur le paysage. Les critères en matière de salubrité portant sur l’éclairage naturel sont bien entendu respectés.
L’intégration paysagère passant aussi par la matérialité, les façades sont l’expression de la rationalité poétique qui guide l’ensemble du projet. Elles sont toutes traitées de façon similaire tant du point de vue architectural qu’esthétique. Les matériaux choisis sont durables et assortis. Le bardage en bois de la façade s’accorde avec les châssis en bois et avec les seuils de portes et appuis de fenêtres ainsi qu’avec le contexte environnant. La chromatique du bois sombre permet de diminuer l’impact du bâti et de se fondre dans le tissu végétal existant.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
L’habitation, totalement en ossature et parement bois, s’implante en bordure de
lotissement en périphérie de Bastogne.
Le projet s’inscrit dans les lignes de force du paysage et dans les principes
d’implantation du lotissement (zone de construction, mitoyenneté, front de bâtisse, …).
Les matériaux de parement et teintes mises en oeuvre permettent une véritable
intégration au paysage et à l’environnement.
L’environnement et l’ensoleillement ont induit deux façades ouvertes opposées à deux
façades très fermées.
Les « plans » noirs glissés dans le parement bois décomposent les surfaces suivant les
fonctions et accentuent le côté graphique de l’ensemble. Ils guident le visiteur dans son
cheminement et dans sa lecture architecturale.
L’entrée en retrait et la terrasse couverte accentuent la troisième dimension de la
construction.
Les niveaux intérieurs ont été étudiés afin d’inscrire parfaitement le volume dans le
léger dénivelé du terrain.
Posted on août 5, 2022 by Olivia -
Sur le plateau de Masnuy-Bruyère, un fond de jardin racheté au voisin entre les prairies
humides et le bois.
Le projet : y construire une petite maison, légèrement détachée de ce sol marécageux. Le
volume est compact tel un monolithe vernaculaire singeant les silhouette des typologies
locales.
Il est creusé au sud pour offrir une généreuse terrasse terrasse couverte et l’accès à la
maison. Les autres baies répondent à des cadrages précis sur l’environnement proche, ici
le bois, là la prairie ou le pignon d’une maison voisine.
A l’intérieur, le programme est le suivant : au rez, une petite suite, une buanderie et les
espaces de vie. A l’étage, un bureau, une chambre, un dressing (ou une 3 ième chambre),
une grande salle de bains.
Contrairement à son enveloppe la spatialité intérieure est dynamique voire complexe : un
jeu de mezzanines d’obliques et de matérailté articulé autour d’un escalier-meuble.
Dans le salon, la structure en bois reste apparente, comme une fenêtre sur l’histoire de
cette construction, cette ossature qui trop souvent disparaît sous les finitions. Celle-ci a
été passée à la flamme pour unique traîtement.
Le plancher de la terrasse a été réalisé avec un vieux stock de douglas récupéré chez un
fournisseur. Cette terrasse couverte fait office d’une pièce extérieure « en plus ».
Le mobilier intérieur (bureau, porte pivotante, escalier, dressing, bibliothèque-garde
corps) fait partie d’un projet global.