Prix : Non classé

Extension d’habitation Siov

Isolation de premier ordre , apport de chaleur en période hivernale dans l’ancienne partie (ferme) par la présence de grandes baies vitrées .

Extension logement individuel dans un contexte rural ; l’annexe dialogue par ses teintes et sa volumétrie avec le corps principal de la ferme . son architecture contemporaine dialogue avec la ferme ancienne sans en imiter son vocabulaire , architecture cubique en rapport avec le volume de la haie remarquable située en zone arrière .

Croisement

Le projet concerne l’extension d’une habitation unifamiliale. La volonté des clients était d’ajouter une pièce afin d’y implanter une cuisine ainsi qu’une salle à manger. Leur préoccupation portait principalement sur la luminosité de l’espace et l’ouverture sur le jardin.
DESCRIPTION :
a- Environnement (voir annexe 1) :
Caractérisée par une implantation en ordre continu, la maison fait face à une petite place principalement destinée au parking. Le terrain arrière des clients, étiré en longueur, est utilisé majoritairement comme jardin. Le projet portait sur la modification de la situation en façade arrière, orientée Sud-Ouest et recevant donc l’ensoleillement à partir du début d’après-midi. Comme décrit en annexe 1, la transition entre la maison et l’espace vert se faisait au travers d’une allée minérale disposée le long d’anciennes extensions vétustes. Un petit muret séparait cette allée et la terrasse de l’avancée du jardin, où se situe un beau Magnolia. Le cadre bâtis était marqué par les anciennes extensions disposées le long d’un mur mitoyen haut formant la limite de propriété avec le voisin de droite. Ce dernier possède un bâtiment disposé également en longueur, de telle manière qu’un couloir à ciel ouvert et aux murs hauts se marquait sur sa parcelle. L’autre limite mitoyenne est marquée par la présence d’un mur de +/-230cm de haut qui se prolonge au-delà de la terrasse des clients et longe la terrasse du voisin de gauche.

b- Contexte social environnemental, paysager et économique :
Le projet s’intègre dans un environnement social relativement uniforme marqué par la présence principale d’habitations unifamiliales traditionnelles disposées en ordre continu. Sans que cela n’influence particulièrement l’objet du projet, on note la présence d’une librairie voisine, d’un café sur la place, d’un centre sportif et d’une école. Concernant le contexte paysager, outre les caractéristiques influentes reprisent dans la description de l’environnement, on peut noter l’aspect semi-rural du quartier qui se trouve proche d’espaces boisés, de la Dyle et de champs. De fait, la place se situe à la limite de l’urbanisation de la ville de Wavre. Le contexte économique normal est suffisant et raisonnable pour assumer les volontés des clients.

c- Optimisation des surfaces :
Comme décrit ci-dessus, la situation se marquait par la présence d’extensions vétustes. Les hauteurs des mitoyens marquaient également le site. Ces particularités permettaient une certaine liberté urbanistique en termes d’emprise au sol. Toutefois, c’est principalement l’intégration environnementale qui a guidé l’élaboration du projet. De fait, nous avons diminué l’emprunte au sol du bâtiment et donc amélioré la perméabilité des sols et la biodiversité.

VALEUR AJOUTEE – CONCEPT PROJET : CROISEMENT :
L’organisation spatiale de la maison se marque par une trame orthogonale forte. De fait, le rez-de-chaussée se caractérise par deux pièces en enfilade et un garage, séparés par un couloir de distribution vers l’étage et la façade arrière. Cette organisation linéaire marque l’espace intérieur existant. Combinant cette organisation aux contraintes extérieures décrites, telles que les hauteurs et profondeurs des murs mitoyens, les extensions vétustes, l’accès au jardin et la présence du magnolia, l’idée développée a pour objectif de proposer un espace unique et expressif qui croise les contraintes. De fait, l’organisation en plan se croise pour articuler la salle à manger grâce à la cuisine. Ce choix permet une transition vers la terrasse, puis le jardin. Le plan se retrouve également dans les élévations, où les toitures se croisent pour former les lanterneaux. Ces derniers sont orientés vers les premiers rayons du soleil pour en maximaliser l’ensoleillement. Le projet met également le Magnolia en évidence et le place au centre de l’attention, dû à l’angle de la façade. Grâce à la démolition des annexes, la transition vers le jardin s’améliore et dialogue avec la terrasse qui s’inscrit dans la continuité du plan, mais également dans le respect des profondeurs des murs mitoyens existants. Ces derniers sont diminués pour améliorer l’impact sur les espaces voisins. Avec ce principe de croisement, l’architecture vient se prolonger dans l’environnement pour une transition et un échange des espaces au profit de la nature.

0904 HOULETTE

Le projet prévoit la démolition de deux volumes annexes existants et la construction d’une nouvelle extension au niveau du rez-de-chaussée.

  1. Programme :
    L’extension comprend un grand espace ouvert à destination de cuisine et de salle à manger. Ces espaces s’ouvrent sur le jardin et sur une terrasse couverte.
    L’extension comprend également un espace de rangement à l’endroit du garage actuel. Cet espace de rangement devient directement accessible depuis les espaces de vie pour une plus grande commodité.
  2. Accès :
    Un accès direct à l’extension est créé depuis la rue de la Houlette. Il mène directement à la cuisine.
    Un accès est également créé vers la rue du Chemin de Fer depuis la terrasse couverte. Il permet d’accéder à cette rue calme directement depuis le jardin.
    Le local de rangement est directement accessible depuis les espaces de vie et mène au jardin et à la rue de la Houlette.
  3. Implantation :
    L’extension s’implante à l’arrière du bâtiment actuel et partiellement sur la façade gauche jusqu’en limite mitoyenne gauche.
    L’extension s’aligne avec la limite de la parcelle du côté de la rue du chemin de fer.
    La cuisine et la salle à manger s’ouvrent largement sur le jardin.
  4. Volumétrie / Composition :
    Le nouveau volume est situé uniquement en rez-de-chaussée. Il s’agit d’un volume à toiture plate.
    Le bâtiment est situé à l’angle de la rue de la Houlette et de la rue du Chemin de Fer, le projet reprend les alignements de ces rues et une articulation est créée entre le volume principal de la maison et l’extension du côté de la rue du chemin de fer.
    Cette articulation souligne le changement d’orientation des élévations.
    Les nouvelles élévations sont bardées de bois ajouré d’épaisseur et de largeurs variables pour créer une dynamique et un jeu d’ombre sur la peau du nouveau volume. Le volume de la terrasse, en creux, est bardé de panneaux grands formats de fibre-ciment de teinte claire.
  5. Matériaux :
    L’extension est bardée de bois (Padouk) ajouré posé verticalement.
    La façade arrière est partiellement bardée de panneaux de fibre ciment de ton gris clair (espace couvert)
    Les châssis sont en aluminium de ton gris moyen.
  6. Abords :
    Le jardin est modifié : Toutes les allées et bordures actuelles en béton sont démontées afin de réaliser un espace de jardin unifié.
    Le mur de clôture en béton séparant la propriété de la rue du chemin de fer est démonté et remplacé par une haie de hêtre. Un accès direct est réalisé vers la rue du chemine de fer.
    Le revêtement de sol de la cour avant est en pavés de béton, le sol de la terrasse est un plancher sur plots.

Construction et extension d’une habitation existante D.M.V. surélévation

Une habitation indépendante existante, Aubettestraat à Bellegem, comprenant un étage avec toit plat. Un deuxième étage existe uniquement à l’arrière comme surélévation également avec toit plat.
La maison est située en retrait de la rue. La transformation concerne le deuxième étage, à construire en ossature bois, plus toit plat, avec une même surface que la surélévation existante, mais un peu plus haute. La conséquence en est une extension de volume très limitée.

La mission consiste à transformer l’habitation unifamiliale existante et à l’agrandir de façon limitée, en vue de remodeler le deuxième étage pour l’équiper du confort contemporain nécessaire, d’un espace suffisant et disposant de suffisamment d’apport de lumière naturelle. La fonction d’habitation de l’ensemble reste évidemment conservée. Tout cela après que Art, Architecture & more ait déjà équipé l’habitation d’un portique en béton sur la façade sud-ouest il y a une dizaine d’années.

La surélévation actuelle sera démolie et un nouvel étage est prévu sur la surface existante. La surface n’est donc pas agrandie, le volume est néanmoins quelque peu augmenté en modifiant légèrement la hauteur de la surélévation, de sorte que d’une part, soit créée une hauteur de plafond suffisamment confortable, et que d’autre part, un nouveau plancher puisse être prévu à l’étage supérieur, indépendant par rapport à la construction existante à toit plat du rez-de-chaussée. La nouvelle hauteur de construction n’entraîne cependant pas de nuisance, ni au niveau lumière, ni au niveau vue pour les environs.

Le nouveau volume comprendra un séjour/espace d’étude/espace de détente pour les enfants de la famille en âge d’études et sera équipé de deux chambres à coucher avec leur propre salle de bain, un salon et une zone de bureau. Les enfants disposeront ainsi de leur propre espace où ils pourront se retirer au besoin tout en restant à proximité immédiate de l’habitation familiale. D’autre part, le propriétaire pourra installer son bureau au rez-de-chaussée.

L’apparence du bâtiment ne change quasi pas par rapport à la situation existante. La surélévation est cependant totalement intégrée dans l’ensemble grâce au nouveau revêtement de façade fait de planches verticales irrégulières et non rabotées et ajourées, également étendu jusqu’au rez-de-chaussée. Ainsi naît un bâtiment où les différents volumes, chacun avec leur identité propre et leurs matériaux respectifs, sont réunis pour en faire un tout.

Le bâtiment s’ouvre complètement sur la façade sud-ouest par l’utilisation d’un ensemble de fenêtres à hauteur du plafond et de la largeur de la façade donnant sur le jardin, ce qui permet à la lumière du soleil d’entrer largement, et l’espace bénéficie d’une vue sur les champs avoisinants. La surchauffe est combattue au moyen de vitres pare-soleil ou de stores.

Finalement, un espace polyvalent est créé au rez-de-chaussée là où se trouvait jadis un cabinet vétérinaire avec salle d’attente. Ceci sans beaucoup de travaux structurels.

Un ensemble harmonieux est créé qui s’ouvre sur le paysage alentour. Le revêtement de façade en planches irrégulières avec joints ouverts attire l’attention, simulant des branches d’arbre qui s’élèveraient dans les environs champêtres.

Rehausse habitation Tilff

La rehausse du bâtiment, du fait de sa légèreté, permet de répondre à deux enjeux dans le projet :
1/ résolution de la stabilité, avec un seul système constructif
2/ la structure en CLT permet de laisser les surfaces de sa structure apparente.

La rehausse du bâtiment propose un volume présentant un pan de toiture inclinée à rue, permettant de minimiser son impact visuel depuis la rue, et de respecter les constructions voisines.
La cage d’escalier a été reléguée à l’extérieur du volume existant, permettant aux occupants de continuer à rester dans l’habitation pendant la durée des travaux, mais surtout, pour permettre d’assurer un élan visuel vers le bois situé à l’arrière du bâtiment.
Au regard de la déclivité du terrain, le choix d’installer le séjour dans l’étage du r+2, permet d’avoir un volume qui s’oriente non plus vers la rue, mais vers le bois à l’arrière du bâtiment et de profiter d’un ensoleillement plein sud.
Le bâtiment jouit ainsi d’un meilleur ensoleillement.
La cage d’escalier assure l’identité du projet architectural, tout en permettant de reconfigurer l’espace d’entrée, et en proposant une projection vers le bois. une fois arrivé en haut de l’escalier, une vue plongeante sur le jardin est offerte et une fois rentré dans le séjour, une vue imprenable sur la colline du Sart Tilman est offerte aux habitants, s’éloignant ainsi du va-et-vient de la rue. Une promenade architecturale est proposée depuis la rue jusqu’au point culminant : le promontoire sur la colline.
En bardage, un zinc de couleur brune a été employé pour répondre aux tonalités des constructions voisines en briques. Le calepinage du zinc présente un rythme qui dynamise l’élan vers le bois depuis la rue.

La Cabane

Au cœur d’un centre historique, perché sur un mur d’enceinte, agrippé aux mitoyens, le projet est déposé sur le site tout en douceur.

Il épouse parfaitement les éléments environnants, et en tire même parti. L’ancien mur de pierre sert de support, nous avons volontairement accentué sa présence initiale en dégageant ses anciennes ouvertures comblées au fil des années. Celles-ci redonneront lumière et vue aux nouveaux logements créés à l’abri de sa masse protectrice. La construction en ossature bois recouvert de bardeaux symbolise de ce fait la ‘‘cabane’’ par son mode constructif et son apparence. ‘‘Cabane’’ que nous venons poser au creux d’une situation existante.

Surélévation de toiture pour une maison unifamiliale

La maison unifamiliale existante est située dans la zone frontalière de Herent-Wilsele,
sur un versant orienté au sud, sur l’éperon du plateau, surplombant un paysage agricole avec une vue panoramique au-delà de Malines.

L’objectif de cette surélévation est d’augmenter la surface habitable actuelle.
Le bâtiment existant date de 2003 et accueillera une famille avec deux enfants en pleine croissance.
Le volume est construit en briques marron foncé.
La limite avec les parcelles adjacentes est formée par de la verdure.
Le terrain n’offre pas de possibilité d’extension, c’est pourquoi le plan est en hauteur, encastré
dans les limites du gabarit urbain autorisé, c’est-à-dire que l’extension du toit s’inscrit dans
l’enveloppe maximale du bâtiment.
Le volume est en partie saillant, mais respecte également la bande latérale sans construction.

Comme l’extension de 60m2 a un impact important sur le volume de base limité,
nous recherchions une formule minimisant le volume.
La largeur du volume est brisée par le pli donné à la façade avant et arrière.
Dans cet hexagone, nous inscrivons un espace de vie rectangulaire. Les bords entre l’hexagone et le
les quadrilatères sont utilisés comme zones de service.
Ces zones de service sont desservies par des dômes à toit rond.
Le rectangle est doté de deux grandes fenêtres, de mur à mur, du sol au plafond, qui offrent toutes deux une vue et une traversée.
La réalisation de cette bordure comprend également les escaliers qui sont placés contre la façade extérieure du bâtiment existant.
Ainsi, la circulation verticale supplémentaire n’empiète pas sur les lieux de vie existants.
En outre, avec les escaliers et le volume du toit, nous réalisons l’auvent fixe pour la
terrasse existante orientée au sud et adjacente à l’espace de vie.
Ce nouvel escalier est situé au-dessus des escaliers extérieurs existants qui relient la terrasse au
jardin.
La promenade à travers et le long de la maison s’inscrit ainsi dans un continuum intérieur-extérieur.
Au sommet de l’extension du toit, via la nouvelle cage d’escalier fermée, les grandes fenêtres offrent une vue et une aération à l’avant et à l’arrière du bâtiment.

The Birdhouse

Un nouvel étage est ajouté sur le toit d’une habitation existante.
L’étage supplémentaire créé se trouve en retrait par rapport à la façade avant, ce qui permet de créer une agréable terrasse sur le toit.
Le volume ajouté est réalisé dans une structure légère en ossature en bois. Pour le choix du matériau de la façade, on a opté pour un revêtement en bois tissé évoquant un nid d’oiseau, érigé sur une construction existante.
Ainsi naît un contraste avec la façade « Belle Epoque » existante, ce qui renforce même son authenticité. Ce matériau se retrouve systématiquement sur la totalité de la surélévation.
Le toit plat de l’arrière du bâtiment est également utilisé comme terrasse sur toit et petit jardin, ce par quoi nous voudrions donner une impulsion aux alentours pour rendre agréables à vivre les surfaces d’intérieur d’ilôt fortement encombrées.

Le volume ajouté s’intègre totalement dans le gabarit autorisé de la zone de construction et respecte les règles urbanistiques.

Rue des Gentianes

Le terrain de la maison de vacances est situé au bout de la rue des Gentianes. Il est situé sur une pente et a une vue sur le terrain de golf voisin. Il n’y a pas de frontières strictes. Certaines maisons suivent la direction de la rue ; des arbres semblent être librement plantés sur le terrain. Cependant, les règles d’urbanisme des bâtiments ne le sont pas : l’orientation, la longueur et la largeur, la pente du toit sont définies avec précision et strictement respectées. Le défi de ce projet réside dans la disposition spatiale dans le volume imposé ; un défi plutôt dans la disposition que dans l’ajout ou le positionnement.

L’empreinte maximale du volume a été subdivisée en 4 parties égales avec l’emplacement d’un noyau d’escalier central à l’intersection. Comme pour une spirale, les 4 dalles de plancher égales tournent en sens inverse autour du noyau central de l’escalier. Pour que la lumière du soleil pénètre dans la salle à manger côté jardin, une grande fenêtre sur le toit du côté sud a été prévue et une plaque de sol au niveau 1 a été retirée. Cela donne à la maison un certain espace, auquel on ne s’attend pas vu de l’extérieur. À partir de certains niveaux, les occupants ont une vue sur d’autres niveaux, ce qui permet à chacun de « regarder et être regardé ».

L’aspect final de ce projet a été fortement déterminé par le choix des matériaux pour les murs, les planchers, le toit et la façade : la sous-structure de la maison est en béton et en maçonnerie remplie de béton ; la superstructure est constituée de panneaux préfabriqués en bois collé croisé ou en bois lamellé croisé (CLT). Les façades en pierre calcaire givétien (pierre naturelle locale) sont la touche finale du volume et lui donnent un aspect à la fois traditionnel et moderne. Un beau contraste est créé entre l’extérieur et l’intérieur : sombre, dur et froid contre clair, doux et chaud. Grâce à un volume simple et archétypique et au choix de matériaux locaux, le projet a été défini et subtilement intégré dans le paysage souvent brumeux de la région sud de la Wallonie.

Habitation privée minimaliste en CLT

La maison est située dans la zone boisée de Waasmunster sur un terrain assez grand. Toutes les parcelles y sont bien protégées de la voie publique.
Par conséquent, la conception a peu d’impact sur l’environnement.
En raison de l’architecture minimaliste avec une façade très ouverte sur le jardin, la maison n’est certainement pas dominante dans la zone boisée.

Le design et le choix des matériaux (crêpe blanc et accent bois) de la maison ne sont pas du tout dominants dans l’environnement vert. Bien qu’il s’agisse d’une grande maison, on peut en effet parler d’une présence modeste parmi la verdure.

Le client souhaitait une maison moderne à l’architecture minimaliste avec une forte ouverture sur le jardin sans perte d’intimité.

Habitation 0 énergie à Brasschaat

Les directeurs avaient acheté un terrain boisé d’un hectare, avec une clairière où se trouvait autrefois une villa. Cela a permis de construire une maison sans arracher d’arbres.
Après avoir analysé le terrain, nous avons décidé de planter la maison au bord de la clairière, juste à côté d’une zone de grands hêtres. Cela permet à la maison de capter au maximum le soleil du sud-ouest d’une part, mais d’autre part, elle peut également profiter des vues très diverses du site : vue sur le groupe de hauts hêtres du côté est, sur la lisière des bois et des fourrés du côté nord et sur la clairière lumineuse jusqu’au reste des bois du côté de la rue (sud+ouest).

a. valeur ajoutée pour l’environnement
L’intention de tout le projet était de faire une maison avec le moins d’impact possible sur le terrain et les environs. Comme la maison est très enfoncée dans le terrain, elle est presque invisible depuis la rue. Grâce au revêtement de cuivre, elle se fondra également entre les troncs d’arbres avec le temps. Ainsi, l’aspect naturel et boisé de la rue est entièrement préservé. Contrairement aux nombreux endroits de la municipalité où la forêt doit faire place au logement, nous avons cherché à intégrer au maximum la maison dans la forêt.

b. l’intégration et l’adéquation du bâtiment dans son contexte
Comme expliqué plus haut, l’intégration de la maison dans son environnement naturel était l’un des principaux principes du projet.
Mais avec le client, nous avons opté pour une approche beaucoup plus large et avons voulu faire une maison ayant le moins d’impact possible sur l’environnement.
Nous avons construit un logement à énergie zéro qui réduit sa consommation d’énergie par des mesures passives et structurelles et qui génère lui-même l’énergie nécessaire grâce à l’utilisation de techniques durables.
En outre, les matériaux utilisés ont également été manipulés avec soin, en recherchant un optimum entre économie d’utilisation des matériaux, durée de vie, origine, réutilisation et réutilisabilité. Ainsi, l’utilisation de matières premières et d’énergie, et les émissions de CO2 associées, ont été réduites autant que possible.

La construction d’une maison aussi performante nécessite évidemment un investissement financier plus important qu’un bâtiment standard. À long terme, cependant, il y a un retour sur investissement intéressant pour le constructeur, mais aussi un grand avantage social, car la maison a un impact minimal sur son environnement immédiat, tant pendant la construction que pendant l’utilisation et à la fin de sa vie.

À notre avis, ce projet montre également qu’il est possible de réaliser une maison à énergie zéro avec des méthodes de construction durables et respectueuses de l’environnement (notamment la construction à ossature bois) sans investissements exceptionnels dans les installations techniques. S’il est appliqué à plus grande échelle, le coût d’investissement initial de ce type de construction pourrait donc être considérablement réduit.

c. optimisation de la surface de construction disponible
Le plan de lotissement valable pour le terrain à bâtir permettait une très grande zone de construction. Mais, en accord avec la philosophie de la construction avec un impact minimal, nous avons cherché un volume aussi compact que possible, dans lequel il était possible de vivre très généreusement. Au final, nous n’avons utilisé que 20 % de l’empreinte autorisée.

En outre, lors de la conception des façades à ossature bois avec revêtement en cuivre, nous avons constaté qu’elles n’étaient que deux fois moins épaisses que les façades en maçonnerie massive que nous avons dû utiliser pour une autre maison à énergie zéro. Là aussi, nous avons pu gagner de l’espace supplémentaire.

Habitation JOS

Maison individuelle de qualité à Gand, avec une valeur ajoutée visuelle pour le parc adjacent. Reconnaissance / point de rencontre.

Paysage : En tant que dernier logement dans le cul-de-sac, la maison doit jouer un rôle de pièce finale visuellement intéressante. La façade d’extrémité est en fait la première cible du parc adjacent de Saint-Baafskourt et sera donc dotée d’une façade latérale remarquée et reconnaissable par un revêtement diagonal en pin, combiné à des fenêtres avec des cadres extérieurs et des accents de façade en bois peint en noir. La façade, quant à elle, se fond dans la rangée de façades sans rompre le rythme de la rue, mais se distingue par sa matérialisation atypique en ardoises. Intégré mais distinct.
Social : Bien que la maison ait été faite sur mesure pour le client actuel, il a été tenu compte du fait que les 4 chambres et l’espace polyvalent rendent la maison adaptée à de multiples situations familiales. Ainsi, à long terme également, il n’est pas nécessaire de procéder à des ajustements et des agrandissements de la maison.
Contexte économique :Le budget d’un client n’est pas illimité. En utilisant des matériaux simples et abordables, en leur donnant un nouveau look, la maison en obtient un peu plus. Cela se fait sans ajouter au patrimoine immobilier belge une maison hors de prix en matériaux de luxe.
Environnement :L’emplacement de la maison est idéal : gare routière et ferroviaire à proximité, parc à côté, écoles et emplois à proximité…. L’orientation de la maison sur le terrain, côté jardin au sud-est et route d’accès au nord-ouest, a également l’avantage de capter de manière optimale l’énergie solaire en hiver, au printemps et en automne. En prenant alors les bonnes précautions : refroidissement nocturne, auvents extérieurs… on évite aussi la nécessité d’un refroidissement artificiel en été. En limitant la projection horizontale de la maison, l’espace extérieur non pavé est maximisé et si l’eau de pluie collectée n’est pas complètement réutilisée, elle s’infiltre dans le sol par le biais de l’installation d’infiltration. Pour l’instant, la maison est toujours raccordée au gaz, mais toutes les installations ont été prévues pour passer à terme à une pompe à chaleur air-eau, soutenue par des panneaux solaires supplémentaires afin de ne pas rendre la dépendance à l’égard de l’électricité du réseau trop importante.
L’empreinte maximale du bâtiment est de 6,5m x 18m au rez-de-chaussée et de 6,5m x 12m au premier étage, conformément aux règlements d’urbanisme. En raison de considérations écologiques et spatiales, il a été décidé de ne pas utiliser ce gabarit maximum. La maison est conçue avec une empreinte de 6,5m x 12m sur les deux étages. Cela nous donne un volume compact qui nous aide à atteindre les exigences énergétiques rigoureuses que nous recherchons, tout en conservant un espace extérieur non pavé dont nous avons grand besoin et qui n’est pas inutilement entassé dans l’îlot de chaleur urbain. La pente du toit, avec ses 30°&60° asymétriques, se situe en dehors des lignes de la pente autorisée de 30° à 50°, mais en raison des avantages qu’elle présente, elle a été acceptée par l’urbanisme. Il en résulte une forme de toit idéale pour l’installation des panneaux solaires orientés vers le sud, ce qui apporte un aspect ludique à la façade et génère des espaces intéressants à l’intérieur.