UP Straw
La rehausse fait partie d’une rénovation complète du bâtiment pour répondre aux demandes des maîtres d’ouvrage qui concernaient d’une part l’amélioration des performances énergétiques du bâtiment, d’autre part, l’augmentation de la surface habitable et finalement le respect du caractère de la maison existante (en particulier l’esthétique des faux colombages) vis-à-vis duquel il y avait un attachement sentimental fort.
Le projet développé propose principalement la rehausse du volume de circulation existant pour accéder au deuxième niveau par la prolongation de l’escalier existant. Cette solution, permet de libérer le bâtiment principal de toute circulation et l’installation d’une salle de douche au deuxième étage. Une toiture plate chapeaute la rehausse sans perturber le volume principal à l’avant et couvre les espaces arrière du deuxième niveau.
La maison prend de l’ampleur en façade, et son gabarit devient plus proche de celui de la maison qui lui est mitoyenne.
Une petite extension est également réalisée au rez-de-chaussée. Sa forme est triangulaire et adossée au mitoyen pour minimiser la perte d’espace dans le jardin et orienter la vue vers sa plus grande longueur (la diagonale).
L’intervention permet un gain significatif d’espace à vivre en n’augmentant que très légèrement l’emprise au sol.
La question de l’expression en façade a été déterminante. L’attachement des maîtres d’ouvrage à l’image de la maison existante, fortement caractérisée par des faux colombages typiques de l’époque de construction, a mené à la décision de reproduire ces dessins sur le nouvel enduit. L’utilisation de bois brûlé pour le parement de la partie neuve permet de répondre de manière contemporaine à l’expression graphique et contractée du bâtiment initial. Au final, la rehausse propose un jeu graphique inversé entre le noir du shou sugi ban et le blanc des châssis et de certains éléments de bardage. Les langages sont différents mais le dialogue entre les deux volumes est bien présent.
Sur le toit d’une maison de maître Art déco, le projet articule des pièces de vie et de nuit
en duplex. La nouvelle volumétrie s’inscrit à distance de la façade et articule deux
niveaux habillés d’une résille métallique de teinte gris clair, légère et ajourée. La même
résille ajourée constitue les garde-corps des terrasses et balcons et garantie à la
composition une esthétique sobre et épurée qui met en valeur la nomenclature raffinée du
bâtiment existant.
Valorisant le vide généré entre les deux mitoyens voisins, plus élevés, cette surélévation
permet d’augmenter le volume habitable initial du bâtiment et de le réorganiser. Au final,
il accueille trois vastes studios (dont un avec terrasse) pour un public plutôt jeune et actif,
un appartement 2 chambres (celui en surélévation) et un appartement 3 chambres, tous
pourvus d’espaces extérieurs, pour une occupation plus familiale des lieux. L’atelier
d’artiste et sa galerie dynamisent le rez-de-chaussée et participent à l’essor culturel du
quartier.
Le projet a évolué en concertation avec les autorités pour offrir un maximum de qualités à
ses habitants. Le volume de la surélévation s’aligne au faite de la toiture voisine la plus
basse, le retrait en façade avant et la toiture en façade arrière jouent sur les alignements
existants pour offrir des espaces extérieurs généreux qui respectent les vues et l’intimité
des logements voisins.
Dans la deuxième phase du plan directeur, tous les employés du Vooruit seront réunis en un seul lieu. Les nouveaux bureaux du bâtiment Coop garantissent une atmosphère de travail dynamique et inspirante où l’implication des collègues, l’étude, le travail et la ville sont organisés de manière organique autour de vides, de salles de réunion, de vues panoramiques et d’une végétation luxuriante.La cohésion revêt une grande importance dans le cadre de cette réalisation et est appliquée dans de nombreux domaines.Il est important de rassembler tous les employés de la coopérative, mais ce n’est pas possible dans l’ancien espace. L’ajout d’un seul étage offre une solution et s’inscrit dans les changements que connaît le tissu urbain du Muinkaai avec la construction de la nouvelle bibliothèque et l’existence du nouveau bâtiment Voka. L’aspect austère et modeste de la nouvelle structure s’intègre parfaitement à ses voisins et s’inscrit dans la perspective de la ville. Le nouveau volume cherche la continuité avec le monument dans ses formes, sa structure et sa couleur, et met le monument en lumière avec une lucarne grandiose à travers laquelle la façade nord peut être ressentie et vue de l’intérieur. La grande structure en bois représente et imite les objets et structures en forme de diamant que l’on trouve dans le reste du monument dans un réseau tridimensionnel. Les couleurs utilisées pour les nouveaux éléments correspondent à la brique jaune-rouge du monument. La cohérence entre les collègues est favorisée par un escalier intérieur en bois aéré qui relie physiquement les cinq étages. Un contact visuel, spatial et acoustique est également créé par les différents vides et la lucarne.
La durabilité est très importante pour le Vooruit, il y a une évaluation quotidienne pour savoir s’il y a de meilleures alternatives et les visiteurs et les employés sont encouragés à porter un regard critique sur l’environnement. C’est pourquoi un grand effort a été fait pour rénover le bâtiment de la coopérative de manière durable.
A Anvers, Noorderlaan, projet d’agrandissement d’un bâtiment de bureaux existant avec des surfaces de bureaux supplémentaires. Cette nouvelle structure, située près du viaduc, est représentative du contexte industriel courant. Les toits en légère pente suivent le mouvement du viaduc et évoquent les structures industrielles, toitures et méthodes de construction dans l’environnement immédiat. La construction consiste en fins portiques de métal associés à des panneaux CLT grâce auxquels la dimension de la travée suit la structure du bâtiment existant. L’ajout est un volume dont le plan ouvert et donc flexible permet plusieurs fonctions. L’objectif était celui de bureaux paysagers mais actuellement le bâtiment est loué à une école secondaire spécialisée en graphisme. Les grands locaux lumineux se prêtent parfaitement à l’établissement d’ateliers.
Le volume du nouveau bâtiment tente de se différencier de la construction existante par sa forme simple, sa méthode de construction et sa flexibilité. La structure métallique est complétée par des panneaux CLT auto-porteurs, collées sur le côté avec des panneaux d’éternit foncé en totale harmonie avec les bâtiments alentour. A l’intérieur, les panneaux CLT sont partout visibles.
Une maison du rez-de-chaussée datant des années 70 a été agrandie et entièrement rénovée. La maison existante n’avait qu’un rez-de-chaussée, avec un toit en pente et un grenier non utilisable. Nous avons choisi de ne pas augmenter la superficie au sol de la maison, afin de ne pas prendre de terrain supplémentaire et laisser au jardin sa valeur. Le toit existant (non fonctionnel) a été enlevé et un toit a été réalisé sur le rez-de-chaussée. Comme la maison voisine présente déjà un changement de volume assez radical dans le paysage de la rue, notre conception choisit de se connecter de façon transparente au gabarit de la maison existante, qui est identique à celui de la voisine. À partir de cette connexion, le volume du toit s’ouvre davantage. Cela crée une véritable maison à trois faces, qui donne de l’espace à de nouvelles chambres avec dressing et salle de bain. Un atelier de dessin se trouve également dans le nouveau volume du toit, ainsi qu’un nouvel espace de bureaux relié aux espaces de vie du rez-de-chaussée par l’ouverture de l’escalier. Un volume ludique et chaleureux est créé, élaboré dans des lignes claires et des matériaux chaleureux.
Ce projet est situé dans un quartier de la banlieue de Nazareth, une banlieue verdoyante de Gand, près d’un lac artificiel. La morphologie de ce quartier peut être vue comme un quartier de villas en raison des larges parcelles de terrain avec des maisons unifamiliales séparées et des bandes fixes sans construction. Le logement existant était en mauvais état. Nous avons trouvé la solution dans le plan carré parfait de la maison existante, de 10 mètres sur 10 mètres. Pas d’extensions ni de vérandas, nous avons laissé l’environnement vert intact et n’avons pas pris un mètre carré supplémentaire. La surface habitable supplémentaire qui a été demandée pour réaliser 3 chambres d’enfants, nous l’avons trouvée dans la réduction du plancher existant et l’ajout d’un plancher de toit en forme de pyramide torsadée.
Nous avons traduit la tranquillité et l’équilibre de cette empreinte parfaitement carrée en un volume monolithique et d’un blanc pur. Les ouvertures des fenêtres et les niches creusées ont été projetées sur les 4 façades avec la même précision mathématique. En faisant tourner délibérément un toit « pyramidal » classique, inhabituel dans cet environnement, par rapport au plan sous-jacent, des espaces intéressants sont créés sous le toit, entre les intersections des surfaces de toit et des façades. L’intervention crée des hauteurs de mur et de plafond variables qui marquent différents endroits et zones, hauts et bas, larges ou douillets,…. À l’extérieur, la corniche serpente de haut en bas le long des façades qui entourent le plan carré. Le volume est couronné par un piège à lumière qui peut être lu comme l’archétype d’une cheminée robuste, et non comme un élément meilleur et plus lisible pour indiquer la transition de la maison au ciel. Dans le contexte urbain, cette approche – avec un volume atteignant son point le plus élevé au centre du plan carré – était préférable afin de créer un étage de toit à part entière sans créer une seule façade dominante qui éclipserait les voisins ou la rue en hauteur.
Malgré le fait que la parcelle se trouve juste à l’extérieur du lotissement existant, le volume a dû tenir compte des empilements pour la lumière du soleil et les vues. La maison se concentre autant que possible sur les parcelles périphériques non développées, le côté voisin et nord se traduit par une façade aveugle. La forme sinueuse du toit assure un ensoleillement maximal à toutes les parcelles environnantes. Pour affiner l’échelle du volume monolithique, le rythme des ouvertures de fenêtres a été poursuivi sous forme de niches aveugles sur la façade nord fermée. Un jeu de couches d’étirement prononcées et surdimensionnées, ici et là, brise le pansement semi-circulaire de la maçonnerie. Ces bandes de briques verticales se plient presque aléatoirement autour des coins du volume en damier. Le design cherche la tension entre la relation stricte du plan carré avec sa grille de fenêtres et de niches aveugles mathématiquement mesurées d’une part, et d’autre part la frivolité du toit tordu, des corniches sinueuses et des couches d’étirement ludiques mais subtilement appliquées. Le monolithe blanc se dresse tranquillement sur la parcelle verte, avec un coin découpant un quart d’une dalle de béton parfaitement circulaire.
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