Edition : 2020

MUG-CASAVIVA

Situé au cœur de Bruxelles, ce projet d’éco-rénovation transforme un ancien bâtiment de bureaux en un immeuble à appartements.

Les 12 logements crées sont gérés par une agence immobilière sociale. De taille variable (studio jusque 3 chambres), ils sont organisés en un habitat groupé transgénérationnel, adapté PMR.

Un centre d’accueil et d’accompagnement occupe le rez-de-chaussée.

L’ancien interieur d’ilot opaque et lugubre est désormais ouvert et lumineux, proposant un petit jardin.

La toiture est aménagée en un potager urbain avec terrasse commune.

Avant :
– rue étroite et sombre, dédiée aux voitures
– absence de contrôle social, opacité
– ambiance misérable (trafic, violence)
– bâtiment monofonctionnel de bureaux
– enveloppe totalement obsolète
– sentiment d’insécurité, d’insalubrité
– accessibilité médiocre
– absence de végétaux


Après :
– amélioration de l’espace public et privé
PLUS DE LUMIÈRE ET TRANSPARENCE, CONVIVIALITÉ

– amélioration du fonctionnement
MIXITÉ DES FONCTIONS MIEUX ADAPTÉES

– amélioration des performances, pérennité
RÉNOVATION de L’ENVELOPPE

– amélioration des sentiments
GÉNÉROSITÉ et MATÉRIAUX SAINS

– amélioration du patrimoine bâti
RÉUTILISATION de la STRUCTURE, MISE EN VALEUR

– amélioration la visibilité et l’accessibilité
PARTICIPATION à l’ESPACE PUBLIC + MOBILITÉ DOUCE

– amélioration du végétal
JARDIN + TOITURE POTAGER + MATÉRIAUX NATURELS

Les bureaux, ses surfaces de parking et entrepôts ont été transformés en :
– 1150 m² logements et les parties communes
– 219 m² espace centre de services d’accompagnement
– 193 m² terrasses et balcons, dont un potager
– 135 m² surface au sol rendus perméables (cour et jardin)

Emiel Claus

En 2012, il nous a été demandé de repenser une maison existante sur les rives de la Lys. Les volumes fermés et connectés d’origine constituaient un ensemble désordonné de styles et une qualité de construction variable. Les propriétaires avaient un grand souhait : réaliser une maison qui porte en elle “l’envie de l’environnement”.

Dans cet environnement unique de qualité exceptionnelle, nous avons essayé de concevoir et de réaliser un bâtiment qui soit d’une qualité tout aussi élevée et qui valorise son environnement. Le bâtiment se cache dans le jardin, s’y reposant comme un animal, avec sa tête vers la rivière. Son corps divise le jardin en deux : le jardin sauvage, vers la rue, et le jardin ouvert, avec vue sur la Lys. La queue protège l’accès à la parcelle par la route privée. Le dos de l’animal est constitué d’un grand toit de bois en forme de méandres. Le toit est soutenu par trois cheminées en béton, reliant l’ancien au nouveau et l’intérieur à l’extérieur. Il commence bas dans la zone d’entrée, où l’on peut presque le toucher, et monte ensuite vers la Lys, où il se déploie et fait place à un véritable étage. Sur le côté nord-est, où la maison est proche de la limite du terrain, le toit plonge vers le bas, assurant l’intimité par rapport aux voisins. Les espaces sous-jacents sont formés par un socle octogonal en pierre où chaque ouverture est déterminée par la vue des alentours. Dans le corps du bâtiment, entre les deux jardins, l’étage intérieur est surélevé et les deux façades s’ouvrent. Sur ce “podium” on se tient au milieu de la parcelle, avec vue sur les deux jardins et la Lys.

Le vécu architectural du bâtiment et de ses environs est au centre de ce projet. Une “tranquillité” maximale a été recherchée, en accordant les ouvertures, les hauteurs, les joints des matériaux et en éliminant au maximum les techniques. Le toit, la menuiserie de la façade, la carcasse et l’intérieur ont été adaptés et repensés à plusieurs reprises pour s’emboîter parfaitement. La structure est visible dans toute l’habitation, elle détermine la finition et le rythme, et est détaillée et élaborée à l’échelle d’un meuble.

Ce projet a marqué le début de notre agence, dans la conception et la réalisation, nous n’avons craint aucun défi. L’ambition initiale de partir de la structure visible du toit en bois et de lui faire déterminer les espaces sous-jacents et leurs liens, le choix des matériaux et les détails, nous l’avons maintenue jusqu’à ce jour. Rendre cette ambition techniquement et constructivement réalisable, dans le cadre d’un budget raisonnable, a été un grand défi pour nous, les propriétaires de bâtiments, les ingénieurs et les entrepreneurs. Un nombre incalculable d’alternatives ont été recherchées et chaque « problème » possible a été considéré comme un défi à relever du point de vue du projet. De cette façon, le projet a développé sa propre logique et son propre langage, auxquels nous essayons de rester fidèles autant que possible. Ce défi n’aurait jamais pu être relevé sans l’enthousiasme et l’ambition partagée de tous nos partenaires dans ce projet. L’entrepreneur pour la structure du toit et la menuiserie Bourdeaud bvba a été lauréat du prix de la menuiserie avec ce projet en 2017.

Les maquettes et modèles réduits de ce projet ont été exposés au DAM à Francfort en 2017 dans le cadre de l’exposition MAATWERK MASSARBEIT. Une publication a également été réalisée à propos de cette exposition; Maatwerk / Made to measure. En 2019, PERNEEL OSTEN ARCHITECTEN est invité par A+, Vai et ULiège pour la série de conférences ACROSS. Suite à cette série de conférences, les maquettes et les modèles réduits ont été exposés au Bozar, à Bruxelles, à l’automne 2019.

G1203 reconversion d’une carrière Gentbrugge

Par le porche d’une maison située le long de l’avenue Leo Tertz, à Gentbrugge, on accède à l’ancien atelier d’un tailleur de pierre. Le site sera réaménagé en une cour intérieure avec un ensemble de nouvelles entités résidentielles et de petits ateliers. Ce projet en fait partie. Le constructeur possède une partie du site où un auvent en béton est relié à un hangar plus élevé, construit en structure d’acier.

Le projet laisse ces structures intactes et ajoute une troisième structure légère en bois. Les dalles du toit et du sol sont découpées dans l’auvent en béton pour créer un jardin clos. La structure en béton existante est conservée dans le jardin et copiée dans la structure porteuse en bois de la maison, qui repose sur une dalle de fondation isolée au fond, polie en guise de finition. La surface en béton donne à la maison l’inertie thermique nécessaire. Les planchers de la mezzanine en bois sont constitués de 6 cm de panneaux de bois massif en guise de finition. Un volume d’habitation compact, mur à mur, sur 2 étages, glisse contre les murs latéraux sous le toit de la remise la plus élevée.

Dans la façade sud, les fenêtres en triple vitrage fixes alternent de façon rythmée avec des menuiseries qui s’ouvrent pour une intégration complète. En été, lorsque les fenêtres sont ouvertes, on obtient une transparence totale. Au rez-de-chaussée, cette façade revêt une relation intéressante avec la bande résiduelle couverte de 3 mètres de large qui se fond dans le jardin. À l’étage, on a une vue sur l’environnement urbain et la verrière fonctionne comme un parasol.

Revalorisation du patrimoine industriel, intégration sans impact (lumières et vues) sur la zone intérieure densément bâtie.

Intégration parfaite. Réalisation des structures existantes au moyen de techniques industrielles de construction en bois. Bâtiment économique. Une construction à ossature durable qui peut être remplie et terminée par le client qui est un menuisier-artiste.

Le client est décidé à vivre de façon plus compacte dans un volume limité afin qu’un auvent subsiste et que les structures existantes conservent leur valeur. Pas d’impact sur l’urbanisme.